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Le Gouvernement relance la rénovation énergétique

Posté le : 07/09/2020

En matière de rénovation énergétique, le gouvernement veut mettre les bouchées doubles. Pour cela, il a décidé d’étendre le dispositif MaPrimeRénov, la principale aide aux travaux d'isolation dans le logement privé, qui a succédé l'an dernier au CITE (crédit d'impôt pour la transition énergétique).

Celle-ci ne visera plus seulement les personnes aux revenus modestes et très modestes, mais tous les foyers pourvu qu'ils en fassent la demande. Le bénéfice de MaPrimeRénov, jusqu'à présent réservé aux propriétaires occupant leur logement, sera étendu à ceux qui le louent, ainsi qu'aux copropriétés pour les interventions impliquant les parties communes, comme un changement de chaudière.

Cette extension doit être applicable à compter du 1er janvier 2021, est prévu dans le plan de relance qui prévoit d’ajouter 2 milliards sur deux ans aux 800 millions d'euros dévolus chaque année à cette prime. Cela suffira t-il ? Pas sûr ! Car selon les chiffres du Ministère de la transition écologique sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6 % du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique).

À l’opposé, environ 4,8 millions de logements (soit près de 17 % du parc) seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE, regroupant les logements qualifiés de « passoires thermiques »). La date de construction du logement, sa taille, sa localisation, le caractère individuel ou collectif de l’habitat et le statut d’occupation figurent parmi les caractéristiques influant sur les performances énergétiques.

L’énergie de chauffage joue un rôle majeur, qui dépend fortement de la manière dont la consommation d’énergie est mesurée. Dans le cadre du DPE actuel, mesuré en énergie primaire, les logements chauffés à l’électricité sont surreprésentés parmi les logements très énergivores. Ils seraient à l’inverse très fortement sous-représentés en cas de hiérarchisation fondée intégralement sur la consommation d’énergie finale. Cette différence s’explique principalement par le fait que la consommation d'énergie primaire inclut la chaleur perdue, pouvant représenter jusqu'à deux tiers de la chaleur produite dans les centrales thermiques (classiques ou nucléaires) lors de la conversion en énergie électrique. La photographie du parc présentée ici a vocation à être actualisée après la réforme programmée du DPE, celle-ci étant susceptible de conduire à une redistribution significative des logements au sein de l’échelle des performances énergétiques.